La découverte du karaté
Philippe Floch découvre le karaté en 1974. À cette époque, cette discipline est encore peu connue du grand public en France, où le judo et l’aïkido sont beaucoup plus répandus.
La découverte de plusieurs films de Bruce Lee au cinéma suscite chez lui un véritable intérêt pour les arts martiaux et l’envie d’en apprendre davantage sur cette discipline encore nouvelle.
Pour commencer son apprentissage, il achète en librairie Le Guide Marabout du Karaté de Roland Habersetzer. À partir de cet ouvrage, il commence à travailler seul les premières techniques du karaté, avant de rejoindre un véritable club de karaté.
Le Guide Marabout du Karaté de Roland Habersetzer, l’un des premiers supports utilisés par Philippe Floch pour découvrir le karaté.
Premiers cours de karaté à l'USAM
En 1974, Philippe Floch commence véritablement la pratique du karaté au sein de la section karaté de l’USAM, sous la direction de Gilbert Wipf.
Cette première période lui permet de progresser dans sa pratique, de découvrir l’entraînement régulier et de participer à ses premières expériences dans le monde du karaté.

La section karaté de l’USAM au Centre social de Pontanézen.
Article de presse consacré à la section karaté de l’USAM au Centre social de Pontanézen.
Le karaté dans la Marine
Dans le cadre de son service national, Philippe Floch est affecté pour un an à Brest, en qualité de moniteur de sports à la Préfecture maritime. Cette période lui permet de poursuivre son entraînement auprès de Gilbert Wipf, alors moniteur de sports dans la Marine nationale, avec une spécialité commando. Il l’encourage à participer aux différentes compétitions de karaté organisées dans le cadre de la Marine.
Michel Rousseau — une rencontre déterminante
En 1976, Philippe Floch rencontre Michel Rousseau, élève et assistant de Taiji Kase. Professeur au Budokan 13 à Paris, Michel Rousseau est également un pratiquant de haut niveau, qui a lui-même été champion d’Europe.
il a déjà formé plusieurs champions de France et d’Europe, parmi lesquels Jean-Pierre Fischer, qui deviendra lui-même une figure importante du karaté français.
A partir de cette rencontre, Philippe Floch participe à 30 stages avec Michel Rousseau, à Brest, à Paris et à Vallon-Pont-d’Arc, en Ardèche.
Cette longue période d’apprentissage occupe une place importante dans son parcours. À travers ces nombreux stages, il approfondit sa pratique et découvre progressivement l’essence du karaté Shotokan, dans l’esprit exigeant du karaté japonais alors enseigné en France.
Pour Philippe Floch, qui n’est pas un grand gabarit, l’entraînement aux côtés de pratiquants gradés et haut gradés, dont plusieurs sont champions de France ou d’Europe, représente un véritable défi. Cette confrontation régulière à des pratiquants d’un niveau élevé l’oblige à progresser, à dépasser ses limites et contribue à forger durablement sa manière de pratiquer et d’enseigner.

Philippe Floch aux côtés de Michel Rousseau.
Le Championnat de France Marine — Toulon, mars 1977
En mars 1977, Philippe Floch participe au Championnat de France de karaté de la Marine, à Toulon.
Cette compétition reste associée à un souvenir particulièrement marquant : celui d’un combat très engagé contre Jean-Claude Paschy, au cours de la finale.
Jean-Claude Paschy n'est autre que le frère de Roger Paschy, figure importante du karaté français, sacré champion du monde par équipe avec l’équipe de France en 1972. Roger Paschy a également poursuivi une carrière dans le cinéma.
Philippe Floch se souvient de ce combat particulièrement dur, au cours duquel Jean-Claude Paschy lui fracture deux côtes.

L'article de presse témoignant à la fois de l'ambiance des compétitions de la Marine et du niveau de pratique du karaté à cette époque.
Le karaté au Stade Quilbignonnais
Après plusieurs années passées à l’USAM, Gilbert Wipf crée la section karaté du Stade Quillbignonnais.
En 1980, à l’issue de son service national, Philippe Floch suit son professeur dans ce nouveau club et poursuit auprès de lui son apprentissage du karaté.
Cette nouvelle période marque une étape importante dans son parcours. Il continue à s’entraîner régulièrement, approfondit sa pratique et s’investit progressivement dans l’enseignement et la transmission du karaté.
Entre 1980 et 1992, Philippe Floch poursuit sa formation au Stade Quilbignonnais sous la direction de Gilbert Wipf. Il participe régulièrement aux entraînements et aux stages, tout en développant son expérience de pratiquant et d’enseignant.
En 1982, il obtient son 1er dan de karaté.
En mai 1992, il obtient son diplôme fédéral d’instructeur de karaté de la FFKAMA, marquant une nouvelle étape dans son parcours d’enseignant.
1981 — Des rencontres qui ont marqué son parcours
Au fil de sa pratique, Philippe Floch a la chance de rencontrer et de travailler avec plusieurs experts français et japonais. Certaines de ces rencontres vont particulièrement marquer son parcours et approfondir sa compréhension du karaté Shotokan.
L’année 1981 constitue notamment une étape importante avec les rencontres de Hirokazu Kanazawa et de Taiji Kase.
Hirokazu Kanazawa — Paimpol, juin 1981
En juin 1981, à Paimpol, Philippe Floch rencontre pour la première fois Hirokazu Kanazawa, l’un des grands experts japonais ayant contribué au développement du karaté Shotokan en France et en Europe.
À cette occasion, Kanazawa lui dédicace son livre.
Cette rencontre constitue un moment important dans son parcours et lui permet d’approcher directement l’enseignement d’un expert japonais majeur du karaté Shotokan.

Taiji Kase — Lorient, décembre 1981
Quelques mois plus tard, en décembre 1981, Philippe Floch rencontre à nouveau un grand expert japonais, Taiji Kase, à Lorient.
Il vient alors de passer son 1er kyu et travaille notamment le kata supérieur Hangetsu.
Taiji Kase lui dédicace également son livre.
Cette rencontre vient compléter les enseignements reçus auprès de ses premiers professeurs et renforce son intérêt pour le travail traditionnel du karaté Shotokan.

Michel Rousseau — une continuité dans l'apprentissage
Après cette première rencontre avec Michel Rousseau en 1976, Philippe Floch poursuit régulièrement son apprentissage à ses côtés au cours des années suivantes.
Stage de karaté à Brest — 1982
En 1982, un stage de karaté dirigé par Michel Rousseau est organisé à Brest. Philippe Floch y participe aux côtés de son professeur Gilbert Wipf.

Brest, 1982 — Stage de karaté avec Michel Rousseau. Philippe Floch entouré de son professeur Gilbert Wipf et de Michel Rousseau.
Les stages de Vallon-Pont-d’Arc
Pendant les vacances de Pâques, Michel Rousseau encadre chaque année un stage de karaté à Vallon-Pont-d’Arc, en Ardèche.
Philippe Floch y participe à trois reprises, en 1984, 1985 et 1986, en tant qu’assistant du club et en accompagnant ses élèves.
Ces stages constituent une nouvelle étape dans son parcours, puisqu’il y poursuit sa propre formation tout en accompagnant les pratiquants qu’il encadre.

Vallon-Pont-d’Arc, 1984 — Stage de karaté avec Michel Rousseau.

Vallon-Pont-d’Arc, 1985 — Stage de karaté avec Michel Rousseau.


Vallon-Pont-d’Arc, 1986 — Stage de karaté avec Michel Rousseau.
Lors de ces stages, Michel Rousseau prend régulièrement Philippe Floch comme partenaire de travail, ou « uke », pour ses démonstrations et son enseignement. Cette place particulière lui permet d’être directement confronté à un travail technique exigeant et de bénéficier d’un enseignement au plus près du professeur.

Stage avec Michel Rousseau — Philippe Floch comme partenaire de travail (« uke »).

Décembre 1986
Décembre 1986 — Travail technique avec Michel Rousseau, Philippe Floch comme «uke».

Brest, 1989 - Philippe Floch entouré de pratiquants gradés et de karatékas de haut niveau.
Une double trajectoire : la Police et le karaté
En 1977, Philippe Floch intègre l’École nationale de police (ENP) de Vannes. Il en sort major en 1978 et est affecté à Brest.
Sa carrière professionnelle évolue ensuite parallèlement à sa pratique du karaté. En 1982, il intègre la BSN (Brigade de surveillance nocturne), qui deviendra par la suite la BAC.
En 1986, il renonce pour des raisons familiales à une affectation au RAID. Deux ans plus tard, en 1988, il devient moniteur de tir.
Durant cette période, le karaté reste une part importante de son parcours. Au niveau local, dans le cadre de l’association Foot Fraternité, il s’investit notamment dans l’enseignement du karaté auprès de jeunes issus des quartiers de la périphérie brestoise.

Le karaté Police avec Claude Boucabeille
C’est à cette période qu’une nouvelle étape importante se présente.
En 1989, Philippe Floch est contacté par Claude Boucabeille, 6e dan, figure du karaté français et entraîneur régional de karaté Police, alors en poste au Mans et dirigeant le KCO Le Mans.
Claude Boucabeille souhaite le voir participer au regroupement régional organisé au Mans en janvier 1989. Cette rencontre marque le début d’une nouvelle période dans son parcours sportif et lui ouvre les portes des compétitions régionales du karaté Police.

Le Mans, janvier 1989 — Regroupement régional de karaté Police.
1991 — Trois titres au championnat inter-régions
En mars 1991, à Flers, Philippe Floch participe au championnat inter-régions de karaté Police.
Il réalise une performance particulièrement marquante en remportant trois titres : 1er en kata, 1er en kumité , 1er au combiné.
Cette réussite vient confirmer le niveau atteint au fil de ses années de pratique, de compétition et d’enseignement.
1992 - Une nouvelle étape dans l’enseignement
Au début des années 1990, Philippe Floch prend progressivement une place de plus en plus importante dans l'enseignement du karaté au Stade Quilbignonnais. À partir de 1990, il remplace régulièrement Gilbert Wipf lorsque celui-ci est appelé à l'étranger et assure alors la direction des cours.
Les photographies des années 1990 montrent cette évolution : Philippe Floch apparaît désormais aux côtés des élèves et participe pleinement à la vie et à l’enseignement du club.
Années 1990 — Philippe Floch entouré des élèves du club.
Années 1990 — Philippe Floch avec les élèves du club, lors d'un entraînement.
Juin 1992 — Philippe Floch, 2e dan de karaté et diplômé instructeur fédéral.
Cette même année, son parcours d'enseignant prend une nouvelle orientation : il est contacté par le Budokan 29 pour prendre la direction de sa section karaté.
Après près de vingt années de pratique et de formation, cette proposition marque une nouvelle étape dans son parcours et l'amène à quitter le Stade Quilbignonnais.
Septembre 1992 — Philippe Floch rejoint le Budokan 29 pour y diriger la section karaté.